Le Presse Pub

Chronique – semaine du 11 mai

aston-martin-dbs-james-bond1La publicité disparait des « prime time » des chaînes publiques…mais nous sommes nous réellement débarrassés d’elle? La nouvelle loi sur l’audiovisuel français laisse à la pub plus de liberté que l’on croit…

Par Emanuele Marzari

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mai 7, 2009 Posted by | A LA UNE | , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le livre, grand absent du petit écran

libro2Nul besoin de passer des heures devant son écran pour s’en rendre compte : la place du livre à la télévision s’est marginalisée. Les émissions littéraires se font de plus en plus rares et la publicité télévisée pour le livre est pratiquement inexistante.Le coût du spot télévisé est trop élevé et creuse les inégalités entre petites et grandes maisons d’édition, favorisant ainsi les best sellers qui bénéficient déjà d’un gros tirage.

Le constat est donc simple : la publicité pour le livre à la télévision est soit inefficace soit porteuse d’effets néfastes pour le produit en lui-même. Comment l’expliquer ? Quelques éléments de réponse avec une professionnelle du marketing littéraire, Sylvie Triaud de chez Armand Colin.

Par Claire Bauchart et Emanuele Marzari

mai 4, 2009 Posted by | A LA UNE | , , , , , , , , , , , | Commentaires fermés sur Le livre, grand absent du petit écran

Buzzman…et la pub devient virale

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Ne vous inquiétez pas ! Il ne s’agit pas d’une nouvelle maladie, mais d’une stratégie d’avant-garde.

Comment faire parler d’un produit ou d’une marque sans dépenser un seul euro en achat d’espace publicitaire ? La réponse est Buzzman : interactivité, téléphonie, télévision, bouche à oreille, clips musicaux et surtout sites Internet dédiés. Cette agence de communication de nouvelle génération distille tous ces éléments pour en faire un produit unique et extrêmement rentable.Épluchez les vidéos de tous leurs projets sur le site Buzzman…

www.buzzman.fr/casestudies.php

Interview avec le génie du buzz. Georges Mohammed Chérif, directeur de création de Buzzman, en exclusivité pour le PressePub.

Par Emanuele Marzari et Claire Bauchart

avril 24, 2009 Posted by | Le monde de la publicité - décryptage, Les Seigneurs du Web, Perspectives - web et publicité | , , , , , , , , , , , , , , , , , | Commentaires fermés sur Buzzman…et la pub devient virale

Planner stratégique, qu’est-ce que c’est ?

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D’abord, c’est un métier issu de la publicité. Le but ? Elaborer des stratégies de communication d’une marque. Qualités requises ? Solide culture générale, bon sens critique et surtout le sens de « l’air du temps ». Rencontre avec un planner stratégique, Eric Briones.

 

 

Par Claire Bauchart, Israel Ayala et Emanuele Marzari

mars 22, 2009 Posted by | A LA UNE | , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Quelle est la pub qui a marqué votre enfance?

Banania, Soupline, Bébé Cadum, petit tour d’horizon de pubs qui ont marqué une génération. Sondage d’Israel Ayala et Claire Bauchart.

mars 20, 2009 Posted by | A LA UNE, La pub fait le trottoir | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

XXI: quand la presse se passe de la pub.

Une presse sans pub est-elle possible? Contrairement à ce que l’on pourrait croire, une presse sans pub n’est pas seulement possible, mais dans certains cas nécessaire. Laurent Beccaria, co-fondateur et éditeur du magazine XXI, nous explique pourquoi et comment ses lecteurs peuvent profiter de ce luxe.


Par Emanuele Marzari et Claire Bauchart

mars 14, 2009 Posted by | A LA UNE, Le monde de la publicité - décryptage | , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Noël Mamère: la mort annoncée de la télé publique

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Député de Gironde et maire de Bègles vient de publier « Petits arrangements entre amis ». L’ancien journaliste souhaitait la suppression de la publicité dans le service public audiovisuel. Mais pas comme ça. Aujourd’hui, Noël Mamère s’inquiète de l’avenir du service public dépendant des politiques et des contingences économiques. Il redoute à long terme la disparation de France 3. Interview.

Est-ce que la suppression de la télévision a changé vos habitudes ?

Noël Mamère – Je regarde France 2 et Arte lorsque leurs programmes sont intéressants. Le problème n’est pas de savoir si mes soirées vont changer. Ce qui est important  ce sont les conditions dans les quelles cette suppression a été mise en place. La manière dont le président s’y est pris.

C’est-à-dire ?

NM – C’est une manière de mettre à mort le service public. La suppression de la publicité aurait dû s’accompagner d’une augmentation de la redevance. En France, elle n’est que de 116 euros lorsqu’elle est de 196,5 euros en Angleterre et  de 200 euros en Allemagne. Je proposais d’ailleurs une augmentation progressive de cette taxe sur 5 ans.

Comment voyez-vous le futur pour France Télévision ?

NM- Je le vois mal, le service public sera fragilisé. Il dépend du politique de l’économique. Il sera sous dépendance éditoriale en raison de la nomination du président de France Télévision. Il n’y aura pas de censure véritable, mais une auto-censure des journalistes. Le budget sera soumis aux députés et aux sénateurs. Il contribuera au déficit de la France. Le service public ne doit pas être dépendant ou s’aligner avec les gens qui vous expliquent qu’ils vendent des parts de cerveaux disponibles aux publicitaires. Le président n’a fait que servir ses amis. Si le service public ne marche pas bien, de bons esprits proposeront la vente « par appartement » du service public. France 3 pourrait être vendue. C’est la chaine la plus menacée, la plus facile à vendre à la presse régionale.

Par Charlotte Lazimi et Antoinette Jeanson

Blog de Nöel Mamère.

Site des Verts.

Photo : Noël Mamère par © François Lafite

février 23, 2009 Posted by | La réforme de l'audiovisuel public?, Pub & Crise | , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Nicolas Traube: « Le modèle de TF1 est obsolète »

Nicolas TraubeProducteur pour la télévision et le cinéma, Nicolas Traube a travaillé dans le service public comme directeur des fictions de France 2 de 1996 à 2000. Il a récemment produit Coco Chanel avec PAMPA Production. Membre de la commission Copé, il reste critique sur la réforme de l’audiovisuel public. Le marché publicitaire est bouleversé. Paradoxalement, il anticipe des difficultés pour les chaines privées généralistes. Aucune chaine privée gratuite, à l’exception de M6 n’a trouvé de modèle économique viable.

Pourquoi supprimer la publicité dans le service public?

Nicolas Traube – Il faut le demander au Président de la République. L’idée de supprimer la publicité dans le service public est une idée cohérente. Ca avait l’avantage de rendre le paysage public et privé moins belliqueux. Cette mesure devait favoriser les chaines privées. Dès lors, deux questions : Pourquoi n’a-t-on pas augmenté la redevance, ce que nous avions préconisé ? Quel est son impact sur le marché publicitaire pour les chaines privées avec une seconde coupure publicitaire ?

Quelles sont les conséquences sur les programmes proposés à la télévision?

NT – Il est trop tôt pour le dire. Mais cette suppression a révélé une seule chose : les habitudes des téléspectateurs sont beaucoup plus souples qu’on ne le pensait. Les téléspectateurs regardent sans problème à 20h35, un programme qu’ils avaient l’habitude de voir à 21H.

Comment les chaines privées s’adaptent-elles à cette réorganisation du marché publicitaire ?

NT – La suppression de la publicité sur le service public et la seconde coupure pour les chaines privées auraient pu permettre à TF1 de vivre plus heureux. Mais personne n’anticipait le bouleversement de la publicité avec l’arrivée de la crise. Rappelons que la TNT a été introduite en France contre les vœux de TF1. Le modèle de TF1 n’est pas viable malgré l’arrêt de la publicité sur le service public et la seconde coupure publicitaire accordée. Ils n’ont pas de modèle de substitution. Cette chaine est beaucoup trop chère. Chaque nouvelle émission est un échec. Les deux seules modèles viables, pour le moment, sont les chaines payantes ou les chaines financées par l’Etat. Pour « les chaines en clair », je ne sais pas si elles vont continuer à se financer par la publicité. Nous savons une chose. Les consommateurs ont envie de voir des images, mais personne ne sait comment elles seront financées. Il va falloir trouver des modèles de substitution. Le côté, nous sommes TF1, nous récoltons 50% des publicités et nous achetons les plus grandes stars et les plus grands films : ce modèle est obsolète.

Comment l’expliquez-vous?

NT – TF1 est en train de revenir aux séries de format 90 min. au lieu de 52 min. pour les fictions. Ce format ne plait qu’à un public plus âgé et qui n’intéresse pas les publicitaires. Il n’y a pas de réflexion sur les programmes pour améliorer l’offre. M6 est plus réactif. Avec « 100% mag » à 18h en Access prime time, ses dirigeants répondent mieux aux attentes des téléspectateurs. M6 peut adapter le coût de sa grille aux recettes publicitaires qui vont s’accumuler. Ils ont un modèle possible. M6 n’aime pas la fiction mais TF1 ne sait pas quelle fiction financer. Il existe des programmes qui atteignent leurs cibles publicitaires. Encore faut-il que les chaines passent les bonnes commandes aux boites de production et permettent ainsi à ces programmes d’exister. Nous, producteurs ne proposons pas les genres.  Nous répondons aux demandes des chaînes. Lorsque je suis entré à France 2 en 1996, j’ai enfin pu permettre l’arrivée l’arrivée sur notre antenne des  séries de 52 minutes que je me suis échiné, sans succès à proposer aux autres chaines, avec un net rajeunissement du public, ce qui est positif pour tout le monde.

Par Charlotte Lazimi

BIOGRAPHIE

Nicolas Traube, Abonné aux succès

1976 crée sa société de documentaires JACARANDA FILMS, coproductions internationales.

1981 rejoint HAMSTER PRODUCTIONS, produit « Le Château des Oliviers » et seconde la production des « Instits», « Navarro ».

1983-1996 est élu vice-président de l’USPA (Union Syndicale des producteurs Audiovisuels), puis Co-Président de 1983 à 1996.

1996 est appelé à la Direction de la fiction de FRANCE 2, lance les nouvelles soirées « polars» du Vendredi (P.J. Avocats et associés, Crimes en série…) les mini-séries du lundi (La bicyclette bleue, Victoire ou la douleur des femmes…), et le feuilleton quotidien « Cap des Pins »de 260 épisodes

2000 crée PAMPA PRODUCTION, produit « Princesse Marie » avec Catherine Deneuve, « Les amants du Flore » avec Anna Mouglalis et Lorant Deutsch.

2008 Février/Mai membre de la Commission pour une nouvelle télévision publique dirigée par Jean- François Copé produit « Coco chanel » avec Shirley Mclaine.

Site de la commission Copé.

février 23, 2009 Posted by | La réforme de l'audiovisuel public?, Pub & Crise | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Plus court et plus risqué pour les fictions de France 2

harold_valentinHarold Valentin est conseiller des programmes fiction de France 2. Il choisit les fictions pour les téléspectateurs. Presque deux mois ont passé depuis la suppression de la publicité sur les chaînes du service public après 20h. Interview.

Le choix des programmes a-t-il changé ?

Pas du tout, pour l’instant on s’est contentés d’avancer les horaires des émissions du soir. En ce qui concerne mon domaine, la fiction, tout est décidé deux ans à l’avance. C’est d’ailleurs le type de programme qui sera le moins touché par la suppression de la publicité. Par contre, depuis qu’il n’y a plus de publicité le soir, la ligne éditoriale est renforcée. En fiction spécifiquement, la chaîne réfléchit à des projets plus fédérateurs, dans la même veine que la Cour des Grands, dont la deuxième saison sera diffusée à partir de mercredi 25 février. France 2 s’engage également dans des projets plus risqués comme Fais pas ci, Fais pas ça, une fiction co-produite par la chaîne. A terme, l’objectif annoncé est d’arriver à 20% du chiffre d’affaire en fictions. Le nombre de documentaires risque donc de baisser.

Qu’en est-il de l’audience ?

Le documentaire le soir de la suppression avait fait un bon score, avec 21% d’audience, les soirées marchent bien en général depuis. Mais la suppression de la pub n’a pas changé grand chose sur les prime-time dans l’équilibre entre les chaînes généralistes. On gagne en volume en deuxième partie de soirée, sauf quand il y a un long prime-time sur TF1. Cette situation nous empêche de récupèrer les téléspectateurs de TF1. Quand leur prime se termine, notre émission est déjà trop avancée.

Comment voyez-vous l’avenir et la suppression totale de la publicité sur le service public ?

Le problème de fond, c’est plutôt l’évolution de la consommation des contenus. Avec la génération zapping/internet, nous développons de plus en plus des séries de 26 minutes au lieu de 42 minutes. Le vrai enjeu c’est de savoir comment les habitudes de consommation vont évoluer. La manière de faire les programmes va changer, et pour l’instant il n’y a pas de modèle précis de développement. Tout est à inventer.

Propos recueillis par Antoinette Jeanson

 

février 23, 2009 Posted by | La réforme de l'audiovisuel public? | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire